Après une escale chez nos ami.es aveyronnais.es, nous rejoignons Figeac dans le Lot. C’était l’occasion de rencontrer des personnes ayant participé aux luttes victorieuses contre l’exploitation de filons d’uranium. Malgré la faible densité de population – tout comme la Meuse ce sont des territoires avec peu d’humain.e.s !- la détermination des habitant.es lors de la mobilisation avait permis de stopper ces projets. Pierrette nous le rappelle : « nous avons eu du soutien ! ». Nous discutons également d’éducation populaire et de la nécessité de nourrir les imaginaires. Une personne nous parle de son association de jeux et de comment l’ouverture de ces espaces ludiques permet de créer du lien et de titiller des sujets de fond … Est il encore possible de parler frontalement de nucléaire ? Que cherchons nous dans nos luttes ? Que transmettons nous autour de nous ? Lors de la projection d’une pièce de théâtre ayant pour thème le procès du nucléaire (!), nous rencontrons cette fois des personnes ayant participé à des marches de soutien à bure il y a prés de 10 ans. Quelle émotion de voir les photos de l’époque, les affiches, les tracts… Suivrons beaucoup d’échanges de nouvelles mais aussi du pessimisme par rapport au luttes antinucléaires. Comment continuer à lutter lorsque les centrales sont déjà construites ? Comment relancer une dynamique de lutte sur ces questions ? Les luttes ici semblent plus se porter sur les questionnements autour de l’avenir des terres agricoles. Loin des centrales et dans des lieux magnifiques et apparemment préservés, comment lier tout ça ?

Figeac, c’est aussi l’occasion de vivre des facettes festives de la luttes avec des bals et chansons engagées ! C’est ainsi qu’une soirée « chansons conférencées », une approche encore inconnue de l’Atomik Tour, a eu lieu le vendredi soir dans un café associatif figeacois. Entre chaque chanson détournée et autre Java des bombes atomiques, des discussions spontanées prirent places autour des thèmes abordés dans les textes. Faut-il rire de sujets si graves ? Le débat est ouvert, mais proposer de nouvelles formes complémentaires de lutte et permettre à chacun.e de lutter en se faisant plaisir et selon l’approche qui lui correspond le plus semble nécessaire, particulièrement en ces temps de disette de la lutte anti-nucléaire.

Notre camionnette traversera ensuite Gramat – avec sa vieille ville et ses tirs d’obus à l’uranium appauvri – pour prendre la route d’Uzerche. L’audience éparse venue discuter ce soir là nous confirmera que les lieux collectifs et autres alternatives, ô combien nécessaires au demeurant, suscitent plus d’engouement que la lutte contre l’ogre nucléaire dans ces contrées hospitalières. Mais contact après contact, notre Atomik-Réseau s’agrandit et c’est en méditant sur ces expériences que nous prenons la route pour la Haute-Loire.

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