C’est à Aix-en-Provence que commence notre étape dans les Bouches-du-Rhône.

Une première pour le comité Bure de Marseille qui découvre le lieu autant que nous. Un public clairsemé et pas forcément rompu à la pratique du débat (écoute, respect du temps de parole…) qui suit la projection de « Plogoff » mais qu’importe : nous prenons contact avec nos hôtes !

Le lendemain, nous découvrons d’abord le quartier de la Plaine où nous sommes logés, si vivant, populaire, métissé. La résistance au projet d’urbanisation/gentrification qui va entraîner le déplacement des habitants actuels, semble -pour nous qui sommes de passage- au point mort !

Le soir, nous projetons « Bure ou les ruines toxiques de la modernité » à la Casa Consolat, lieu associatif qui se veut inscrit dans un projet éco-responsable, solidaire et social. Echanges d’infos et de questionnement avant un repas pris en commun avec le comité Stop Bure local !

Le lendemain : partage de paroles au Cours St Louis : certain⋅es habitant⋅es pressé⋅es, vu la proximité de la station de tram, d’autres plus disponibles en terrasse de café : les points de vue sont contrastés même si majoritairement plutôt contre le choix nucléaire !

En soirée, projection de « Nucléaire, la fin d’un mythe » au local de Solidaires : public pas nombreux (une quinzaine de personnes, nous compris) mais débat vraiment nourri et intéressant !

Le lendemain, nous tentons un second partage de paroles dans un lieu plus paisible où les gens flânent ou se rassemblent pour boire un verre ou discuter : le Cours Julien. Nous faisons le plein de discussions avec jeunes, moins jeunes…quelques-un⋅es motivé⋅es pour aller jusqu’à Nancy !

En soirée, nous discutons après la projection de « Rétrospective de la lutte de Bure » avec un public restreint, certes, mais intéressé (2 Gilets jaunes et une personne militante contre le nucléaire militaire).

Puis nous buvons un coup avec les locaux dans le seul lieu qui a été épargné dans le cadre du projet d’urbanisation du quartier : un terrain de pétanque cher aux habitant⋅es ! Un petit tour d’horizon sur les luttes locales qui animent plus directement les marseillais⋅es que le nucléaire : insalubrité des logements, accueil des migrants, etc…

Le lendemain, après un débriefing très riche avec ceux-celles qui ont organisé l’étape, nous allons récupérer le camion qui est resté garé dans le quartier St Just, à côté du foyer qui héberge plus de 200 mineurs isolés et des familles réfugiées.

Après cette étape urbaine trépidante, en route pour Nice !

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