Le lundi 4 février, nous prenons la route en direction du Dunkerquois où l’on retrouve la centrale de Gravelines connue comme la plus grande centrale nucléaire d’Europe de l’Ouest avec ses six réacteurs en fonction et deux réacteurs EPR en projet.

L’après-midi du 5 février, nous installons la caravane place de l’Europe à Grande-Synthe pour une action Partage de parole. Le soir nous faisons une projection sur l’historique de la lutte contre Cigéo et sur les deux années d’occupation du Bois Lejuc à la salle Janseen où on a le plaisir de rencontrer les militants et militantes antinucléaires locaux aux multiples casquettes, étant également des représentants du NPA, de Sud Dunkerque, MLNE, EELV, ATTAC et Les amis de la terre. Cette soirée conviviale est l’occasion de discuter de la diversité des modes d’action et du changement dans les pratiques militantes entre les années 80 et actuelles avec en toile de fond la lutte contre l’accueil de deux nouveaux réacteurs EPR à la centrale de Gravelines.

La france nucléaire vous l’aimez?

Le lendemain, direction Dunkerque pour une nouvelle action Partage de parole où par un heureux hasard des copains présentaient une exposition sur un historique de la lutte antinucléaire des années 70s contre la centrale de Gravelines dans le cadre des Assises européennes de la transition énergétique. On finit la journée par une soirée chaleureuse chez notre hôte où l’on profite de ce temps libre pour sortir la guitare et chanter quelques classiques de la chanson francophone.

Pour notre dernier jour dans la région, notre hôte nous offre une visite des zones industrielles du littoral dunkerquois et nous approchons la centrale de Gravelines pour faire un tour extérieur des installations. L’intérêt que l’on porte à ce site ne semble pas du goût des autorités et la visite se finira au commissariat de Gravelines sous motif de « Tentative de pénétrer en réunion sur un site contenant des matières nucléaires» (communiqué de presse du MNLE et article dans la Voix du Nord), qui a comme triste conséquence l’annulation de la soirée projection-débat qui devait se tenir le soir même au CENH de Wormhout.

Dessin de propagande militante contre le démarrage de la centrale nucléaire de Gravelines (1979)

Le jour du départ est arrivé. C’est le cœur serré que nous remercions notre hôte pour son accueil. Nous sentons chez notre camarade un pincement qui nous rappel que l’Atomik-tour est aussi un grand moment d’émotions qui permet de redonner de la couleur à de nombreuses années de lutte contre le nucléaire.

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