Une vingtaine de personnes se sont réunies à Metz pour accueillir les membres de l’Atomik tour. Des membres du Comité mosellan de soutien à Bure ainsi que des personnes représentant différentes associations et luttes : Gilets jaunes, contre l’exploitation du gaz de couche en Moselle-Est, la CGT, le zéro déchets, boycott Monsanto, etc. Un militant de Technologos était également présent, une structure qui tente de poser un regard critique sur le progrès et la technique, avec par exemple comme conséquences le remplacement des emplois par des robots.

L’aide aux migrants a aussi été abordée, dans une ville qui a vu grandir d’année en année le bidonville de Blida : près d’un millier de réfugiés se retrouvaient dans la boue, le froid et les fuites des toilettes, dont des enfants en bas âge, sur ce parking situé à l’écart du centre. Face au mutisme des institutions, comme la préfecture et la municipalité (socialiste), les actions de réquisitions citoyennes se sont multipliées. Le principe : occuper un bâtiment public avec les réfugiés, jusqu’à que des solutions de relogement pour ces derniers soient trouvées. Ce qui a très bien fonctionné : les “décideurs” ont trouvé, parfois au bout de plusieurs jours, des lieux où accueillir les migrants.

Une inspiration pour la lutte anti-nucléaire ? Peut-être. Car il fut ensuite longuement question de ce mouvement et de ses résultats qualifiés par certains participants à la réunion de “décourageants”.

La gouvernance du nucléaire, où comment réussir à diriger une population en lui imposant des choix énergétiques, a poussé un étudiant présent à aller au-delà de ses études. “Quand je me suis rendu compte de tous les aspects dégueulasses du nucléaire, je me suis dit que des rapports et des dossiers seraient insuffisants pour le combattre.”

Après un point sur la place des femmes dans les luttes, toujours trop peu nombreuses, en retrait, qui s’autocensurent, “dans un monde où les hommes continuent de prendre beaucoup trop de place”, il a été question de l’Atomik tour, du cycle de conférences. Avec ce constat : au moins 80% des personnes rencontrer jusque là souhaitent une sortie du nucléaire.

Enfin, il a été question des futures mobilisations, en Moselle, organisées par le comité mosellan.

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