Annulation contrainte d’un conférence-débat hier soir à Wormouth

Communiqué de presse du MNLE 59-62

En ce mois de février, L’ATOMIK TOUR (atomik-tour.org) a fait étape dans le Dunkerquois lors de son tour de France pour interroger la population française sur son rapport à l’énergie nucléaire.

Cette étape qui devait se terminer le 7 février par une conférence-débat au Centre Houtland Nature de Wormouth finira pour la petite équipe de militants anti-nucléaire au commissariat de Gravelines.

Plutôt dans l’après-midi, le membre du Secrétariat Permanent à la Prévention des Pollutions Industrielles, également membre de la commission préfectorale d’information de la Centrale leur faisait visiter la zone industrielle et portuaire de Dunkerque. Dés le départ de la caravane du domicile de leur hôte, il a fallu jouer au chat et à la souris avec un véhicule de police de Gravelines qui les a prit en filature jusqu’à la digue du Breack.

L’équipe impressionnée par ce centre industriel démesuré a pu prendre des photos de certains sites Seveso et a découvert avec un grand étonnement le village de Mardyck tristement encerclé par des usines inquiétantes et à n’en pas douter polluantes. La caravane poursuivait son périple vers la centrale nucléaire puis rue du centre aquacole pour voir la centrale coté mer. 

A peine sur cette route, un véhicule de police est arrivé bloquant la caravane pour un contrôle d’identité du chauffeur et des personnes dans le véhicule, ne disposant pourtant d’aucune réquisition pour agir. Et le policier de dire pour se justifier « Vous devez avoir l’habitude avec votre association ? ». Il est vrai qu’en France, la police comme la gendarmerie sont très prompts à contrôler et réprimer les militants contre le nucléaire et de manière plus générale, toute personne contestant les décisions et les politiques de l’Etat. Mais, non, personne ne compte « s’habituer » à cette répression que nous refuserons et dénoncerons toujours.

Finalement, le chauffeur et un passager ont été emmenés au commissariat de Gravelines pour une audition libre étant soudainement accusés de « Tentative d’intrusion en réunion sur un site contenant des matières nucléaires » ! !

La caravane de l’Atomik-tour n’en est pas à sa première rencontre avec la police de la région, les renseignements généraux n’ayant pas manqué d’être présents à Grande Synthe mardi lors de l’action partage de paroles sur le nucléaire, ainsi que durant la conférence-débat du soir.

Une heure plus tard, nos amis militants étaient libérés après une audition libre où il a fallu se battre pour que les policiers ne créent pas un procès-verbal mensonger issu de leur imagination débordante sur les intentions de nos camarades. Est-ce un excès de zèle, une envie de prime de rendement ou tout simplement une envie de se faire mousser par la direction… Sans raison, ni motif l’un des policiers s’est permis de formater la carte mémoire de l’appareil photo de ces visiteurs dunkerquois.

Cette aventure inutile et imposée sera sans conséquence juridique et c’est par une bonne rigolade que les camarades ont été accueillis à leur sortie du commissariat par des militants et militantes locales. Malheureusement, à cause de ce contre temps, nous avons dû annuler la conférence-débat prévue à Wormouth. Nous prions les personnes privées de cet échange démocratique de nous excuser de l’annulation.

Cette histoire nous rappel le lien permanent entre militaire et nucléaire que nous dénonçons continuellement.

Collectif d’accueil de l’ATOMIK TOUR à Dunkerque

Merci à tous les collectifs militants dunkerquois qui ont su se mobiliser vite (appel à rassemblement devant le commissariat) et réagir par un des communiqués de presse (ci-dessous) qui ont amené à un article dans la Voie du Nord (ci-dessous également).

Face à la répression : Solidarité !

Atomik-Tour-communiqué-Collectif-DK-08022019

VDN-08022019-Atomik-Tour-et-Police


Catégories : Actualité